Renier le Maitre
Ces faux prophètes renient littéralement (remarquez les titres utilisés par Jude) le seul Maître et Seigneur. Car, pour eux, l’obéissance est optionnelle pour ceux qui veulent aller au ciel et iI ne faut pas nécessairement que Jésus soit le Seigneur et Maître.
Il renie donc ce qu’Il est par leurs enseignements et leurs styles de vie.
Pour ceux qui ne peuvent pas discerner, les slogans de la fausse grâce semblent bibliques, se basant sur les écrits de Paul (sortis de leur contexte biblique) :
- « Nous ne sommes pas sous la loi, mais sous la grâce ! »
- « Gloire soit rendue à Dieu pour la liberté que nous avons en Christ ! »
- Et même si « nous sommes infidèles, Lui, Il demeure fidèle ! »
La distorsion des paroles de Paul est aussi vieille que ses lettres !.
Voici l’avertissement de Pierre qu’il leur adresse comme il l’avait fait à leurs prédécesseurs :
« Croyez que la patience de notre Seigneur est votre salut, comme notre bien-aimé Paul vous l’a aussi écrit, selon la sagesse qui lui a été donnée. C’est ce qu’il fait dans toutes les lettres où il parle de ces choses dans lesquelles il y a des choses difficiles à comprendre dont les personnes ignorantes et mal affermies tordent le sens, comme celui des autres écritures pour leur propre ruine » (2 Pierre 3:15-16).
Pierre avait beaucoup à dire à propos de ceux qui tordent les écritures pour leur propre destruction. Tout le second chapitre de cette épître met en garde contre les « hérésies destructives » que les faux prophètes vont « introduire secrètement... et même renier le maître qui les a rachetés » (2 Pierre 2:1).
Une fois de plus, comment une doctrine qui renie le maître peut-elle être introduite secrètement ?
Évidemment, ces faux prophètes ne déclaraient pas publiquement :
- « Nous renions le Maître ! »
Non, ils renient le Maître en reniant Son rôle !
Ils rabaissent la nécessité de l’obéissance.
Pierre a écrit qu’ils
« conduisaient les gens vers leurs sensualités et à cause de cela, la voix de la vérité était calomniée » (2:2).
Ces faux prophètes soutiennent que quelqu’un peut pratiquer la sensualité et être sauvé. Marcher selon les désirs de la chair était parfaitement acceptable ; même encouragé, et donc :
« la voix de la vérité » était calomniée.
Pour réfuter ces erreurs gravissimes, Pierre cite des exemples historiques de bons et mauvais choix face à Dieu. Sa conclusion est sans ambiguïté: ceux qui ont marché dans la sainteté ont été sauvés, ceux qui ne l'ont pas fait ont été condamnés !
LA SANCTIFICATION EST ESSENTIELLE
« Mais s’il les a précipités dans les abîmes de ténèbres et les réserve pour le jugement,
s’il n’a pas épargné l’ancien monde, mais s’il a sauvé Noé, lui huitième, ce pré-dicateur de la justice, lorsqu’il fit venir le déluge sur le monde des impies ;
s’il a condamné à la destruction et réduit en cendres les villes de Sodome et Gomorrhe, les donnant comme exemple aux impies à venir ;
s’il a délivré le juste Lot, profondément attristé de la conduite des hommes sans frein dans leur dissolution (car ce juste, qui habitait au milieu d’eux, tourmentait journellement son âme, juste à cause de ce qu’il voyait et entendait de leurs oeuvres criminelles) ;
le Seigneur sait délivrer de l’épreuve les hommes pieux et réserver les injustes pour être punis au jour du jugement, ceux surtout qui vont après la chair dans un désir d’impureté et qui méprisent l’autorité » (2 Pierre 2:4-10).
Totalement d’accord avec Paul et cela en termes clairs, appellent « injustes » « ceux qui suivent la chair dans ses désirs d’impureté ».
Ils vont droit en enfer, qu’ils se disent chrétiens ou pas.
Les faux prophètes ont même écarté des vrais croyants de la voie de la sainteté ; donc les souillant une fois de plus pour les retourner dans une condition spirituelle pire qu’avant leur salut :
« Avec des discours enflés de vanité, ils amorcent par les convoitises de la chair, par les dissolutions, ceux qui viennent à peine d’échapper des hommes qui vivent dans l’égarement ; ils leur promettent la liberté quand ils sont eux-mêmes esclaves de la corruption, car chacun est esclave de ce qui a triomphé de lui. En effet, si après s’être retiré des souillures du monde, par la connaissance du Seigneur et Sauveur Jésus-Christ, ils s’égarent de nouveau et sont vaincus, leur dernière condition est pire que la première. Car mieux vaut n’avoir pas connu la voie de la justice, que de se détourner, après l’avoir connu, du saint commandement qui leur avait été donné. Il leur est arrivé ce que dit un proverbe vrai : le chien est retourné à ce qu’il avait vomi, et la truie lavée s’est vautrée dans le bourbier » (2 Pierre 2:18-22)
De ce passage, nous avons meilleure compréhension du message des faux prophètes. Pierre a écrit qu’ils amorcent « par les désirs charnels, par la sensualité » et promettent une liberté qui en réalité amène à l’esclavage du péché.
Leur message ressemble vraiment à celui des enseignants modernes de la grâce qui ont redéfini
- la sainteté comme légalis-me
- et l’obéissance comme une con-fiance trompeu-se dans ses propres oeuvres.
- « Réjouissez-vous de la liberté que vous avez en Christ », disent-ils. « N’écoutez pas ces destructeurs de la grâce avec leurs listes de ce qu’il faut ou ne pas faire ».
* (Note M.AV.: il existe une perversion encore pire actuellement, et à laquelle j'ai été confrontée sur mon blog : un courant séducteur affirme que la sanctification n'est qu'une simple question de foi: je vis comme je l'entends, y compris en me vautant dans le péché. Il me suffit d'avoir la foi que je suis sanctifié ! On se demande pourquoi Paul disait : "Vous n'avez pas encore lutté contre le péché jusqu'au sang" : il suffit de se croire sanctifié ! Il u y a aujourd'hui beaucoup de "chrétiens" qui confondent la foi avec l'auto-suggestion ! La foi n'est pas basée SUR CE QUE L'ON CROIT, mais SUR CE QUE DIEU A DIT (Roms 10:17). Pour soutenir de telles doctrines, il faut bien arracher les deux tiers des pages du Nouveau Testament !)
La conséquence est que même les vrais chrétiens sont séduits, ils se détournent la porte étroite et commencent à marcher vers la large route de la destruction. Pensant qu’ils ont découvert la grâce que Jésus offre et que Paul prêche, il ignore la liste ce qu’il faut ou ne pas faire que Jésus a donné dans le Sermon sur la Montagne ainsi que la liste exclusive des péchés dans toutes les épîtres de Paul.
Notez que les chrétiens à qui Pierre a écrit étaient ceux qui « venaient d’échapper » des mains de ceux qui vivent dans la corruption (2:18) et qui ne sont pas sauvés.
Il avait dit la même chose encore dans le verset suivant, déclarant qu’ils « s’étaient échappés des souillures du monde par la connaissance du Seigneur et Sauveur Jésus-Christ » (2:20).
Ne vous trompez pas à ce propos.
Ce n’était pas de gens qui pensaient devenir des chrétiens. Ils n’étaient pas non plus de faux chrétiens.
C’était des gens qui étaient nés de nouveau et qui vivaient différemment qu’avant leur salut.
Mais ils « étaient séduits par des faux enseignements qui minimisent l’importance de la sainteté et qui insiste sur la fausse grâce». La conséquence est qu’ils se sont retrouvés « emprisonnés » par les « souillures du monde » et « vaincus » (2:20).
Et maintenant, leur dernière situation est :
« pire que la dernière »(2 : 20).
Ils avaient connu avant la voie de la justice, mais maintenant, ils se sont détournés du « saint commandement » (2 : 21).
Malheureusement, beaucoup de chrétiens aujourd’hui n’oint jamais « connu la voie de la justice »,parce qu’ils avaient reçu un faux évangile dès le début.
Ils se réjouissaient de leur esclavage du péché pendant toute leur vie « chrétienne », pensant qu’ils se réjouissaient de la grâce merveilleuse de Dieu !
À cet égard, ils sont différents de ceux dont Pierre parlait dans ses écrits.
Ils ne sont pas de cochons lavés qui sont retournés dans le bourbier,
ce sont des cochons qui n’ont jamais quitté le bourbier!
« Chatouillons nos oreilles »
Comme aux temps de Paul, beaucoup de gens aujourd’hui écoutent les enseignants de la fausse grâce qui leur disent ce qu’ils veulent entendre, comme Paul l’avait prédit :
« Car Il viendra un temps où les hommes ne supporteront plus la sainte doctrine, ayant la démangeaison d’entendre les choses agréables, ils se donneront une foule des docteurs selon leurs propres désirs, détourneront l’oreille de la vérité et se tourneront vers les fables » (2 Tim. 4:3-4).
En clair, le temps dont parlait Paul est arrivé. Les gens aiment entendre les messages de l’amour merveilleux de Dieu, comment Jésus s’est chargé de leur péché, que le salut est un don gratuit, comment il est reçu par la foi et non par les oeuvres. Tout ceci est vrai.
Mais c’est ici que la grâce de Dieu commence à être modifiée :
On nous dit aujourd’hui que la repentance n’est qu’un changement de pensée et ne résulte pas nécessairement en changement d’actes.
Les gens peuvent croire en Jésus et continuer à vivre dans le péché. Ils peuvent être nés de nouveau et ne donner aucun signe extérieur de la présence du Saint-Esprit en eux. Les chrétiens peuvent vivre dans l’adultère et être fornicateurs sans que nous les jugions, "parce que nous ne connaissons pas leurs coeurs".
Voici ce qu'on entend !
- "Ceux qui soutiennent que les cieux ne sont réservés qu’à ceux qui sont saints sont des légalistes !"
- "La foi sans les oeuvres peut sauver".
- "Ceux qui ne font pas la volonté de Dieu pourront toujours aller au ciel tant parce qu’ils avaient, verbalement, fait profession de foi en Christ. Si quelqu’un a de la foi, pendant une seule minute de sa vie, sa vie éternelle est garantie, peu importe s’il abandonne sa foi, devient athée, et retourne dans l’immoralité. Beaucoup de chrétiens ne sont pas différents des non chrétiens et sont placés dans une catégorie spéciale de ceux appelés « des chrétiens charnels ».
Des mensonges comme ceux-ci et beaucoup d’autres ont été propagés auprès des millions des gens sans qu’ils ne s’en rendent compte...
Voyons la citation suivante de certains enseignants très connus de nos jours, des gens dont les noms sont les plus cités dans les cercles chrétiens :
- « Quelque temps après la campagne, l’évangéliste qui l’avait conduit à Christ abandonna la foi. Son mariage venait d’être brisé. Il erra à travers les Etats-Unis comme un animal et mourut finalement, ivrogne, dans un caniveau du sud de Chicago... Si vous avez reçu Jésus comme votre Sauveur, vous êtes toujours enfant de Dieu. Vous pouvez le renier, mais il ne vous reniera jamais ».
Ceci est-il vrai ? Jésus a dit :
« Quiconque me reniera devant les hommes, moi aussi, je le renierai devant mon père qui est dans les cieux » (Mat. 10:33).
En plus, Paul avait écrit qu’aucun ivrogne n’héritera le royaume des cieux (1 Cor. 6:9-10) !
Autre déclaration qui court :
- "Nous sommes sauvés parce qu’à un moment de notre vie nous avons exprimé notre foi au Seigneur qui peut tout endurer... Même si un chrétien, pour des raisons pratiques devient païen, son salut n’est pas perdu."
Notre salut est-il garanti éternellement si nous croyons juste « pour un moment » ? Est-ce cela que Jésus voulait que nous croyions quand il disait :
« Celui qui croira... sera sauvé » (Matt. 16:16).
Si tel est le cas, nous devons aussi conclure que, si à moment ou à un autre nous avons cessé de croire, notre condamnation éternelle est scellée, car Jésus continue et dit
« quiconque ne croira pas sera condamné » (Matt. 16:16).
Le même prédicateur populaire de la grâce, décidé à tordre les écritures pour qu’elles s’accordent avec sa théologie, a réellement changé l’enfer pour que cela devienne les cieux :
- « Quel est l’endroit qui représente les « ténèbres du dehors dans la parabole de Jésus ? Être dans les ténèbres du dehors, c’est être dans le royaume de Dieu mais en dehors du cercle des hommes et des femmes dont la fidélité sur terre leur a accordé un rang ou une position d’autorité » !
Les ténèbres du dehors ne représenteraient donc pas un endroit réel, mais une sphère d’influence et de privilèges ! Ce n’est pas un secteur géographique dans le royaume de Dieu où certains hommes et femmes sont tenus de rester. C’est simplement une figure de style décrivant leur rang inférieur ou leur statut dans le royaume des cieux.
Cet enseignant veut aussi nous faire croire que « les grincements des dents » ne symbolisent pas la douleur comme beaucoup l’ont toujours pensé !
Il déclare: "C’est, plutôt le symbole de la frustration que vont éprouver les chrétiens infidèles quand ils vont se rendre compte des récompenses qu’ils auraient pu gagner par leur obéissance terrestre :
- Pendant que ceux qui seront déclarés fidèles vont se réjouir, ceux qui vont perdre vont pleurer. Alors que les uns célébreront pour leur fidélité, les autres, frustrés, grinceront les dents à cause de leur cupidité et leur courte vue. Nous ne savons pas combien de temps dureront cette joie et ces tristesses. Ceux dont les oeuvres seront brûlées ne vont pas pleurer et grincer les temps éternellement."
Est-ce que ceci est vrai ?
Quand Jésus parlait de « ténèbres extérieures », parlait-il d’un endroit dans le ciel où les chrétiens infidèles et cupides vont pendant un temps pleurer et grincer les dents en regret des récompenses qu’ils auraient gagnées pour eux-mêmes ?
La réponse est claire : Matthieu 8:10-12, 13:24-30, 36-43, 24:45-51, 25:14-30, Luc 13:22-28 !
Y aura t-il un seul cupide au ciel ?
Lisons I Cor. 6 : 9-10, Eph. 5:3-6 !
C’est surprenant de voir jusqu’où certains prédicateurs peuvent aller pour faire croire aux chrétiens qu’ils iront au ciel malgré leurs péchés, si graves soient-ils !
Nous référant à l’avertissement de Paul à ceux qui pratiquent les oeuvres de la chair, avertissement disant qu’ils n’hériteront pas le royaume des cieux, un prédicateur a dit, sur une station de radio bien connue :
- « Hériter le royaume de Dieu, c’est parler du bonus que vous obtiendrez dans les cieux. Ce n’est pas la même chose qu’entrer au ciel. Ainsi, si vous ne faites pas de différence entre entrer et hériter, vous penserez que vous n’allez pas entrer dans les cieux à cause de ces problèmes (Il ne parle pas de péché). Mais vous pouvez perdre les bénéfices du royaume à cause d’eux » !
Ceci est-il vrai ?
Faites la comparaison entre 1 cor. 6:9-10, 1 Cor. 15:50-54, ainsi qu'avec les paroles de Jésus dans Matthieu 25 : 34-41.
Jésus et Paul ont déclaré que ceux qui pratiquent l’adultère et la fornication n’hériteront pas le royaume des cieux. Pourtant un influent prédicateur de télévision a dit :
("Dieu a-t-Il réellement dit ?" (Gen 3:1)-)
- « Mais les chrétiens peuvent toujours perdre des récompenses au ciel. En fait, nous ne pouvons que nous demander ce que certains chrétiens vont éprouver et expérimenter ce jour-là quand ils vont perdre leurs récompenses célestes à cause de l’engourdissement spirituel et autres conséquences de la fornication ou de l’adultère alors qu’ils étaient sur terre. Ce sera certainement un mauvais échange- perdre les récompenses célestes pour quelques futiles moments de plaisirs sexuels sur terre » !
Un auditeur pose cette question à un autre prédicateur radiophonique célèbre :
Q. : "Je pensais que j’étais né de nouveau à l’âge de 15 ans. J’étais heureux et en sécurité en Christ. Mais avec le temps, le péché est entré dans ma vie et j’ai glissé vers le bas. Trois mariages, l’adultère, la boisson. Est- ce que j’étais né de nouveau ?"
- R. : "Le fait que vous soyez perturbé m’indique que, réellement, comme vous le dites, vous étiez né de nouveau il y a 15 ans." !
Le sentiment de culpabilité est-il un test pour l’authentification du salut de quelqu’un ?
Lisez Romains 2 : 14-15 pour la réponse. Les ivrognes et les adultères sont-ils sauvés ? Je crois que, maintenant, tu en connais la réponse.